IIème Journée de l’Afición Béarnaise

 

Tous les Clubs Taurins du Béarn, soit un peu plus d’une dizaine de villes ou villages, vont se réunir pour organiser une grande Fiesta Campera avec en tête d’affiche les deux apprentis toreros Béarnais: Dorian Canton et Jean Larroquette.

Après une première édition en 2016, les Clubs Taurins du Béarn ont décidé de rééditer l’expérience et pas dans n’importe quelle arène: celle du Pesqué d’Orthez qui fête cette année ses 90 ans !

Animés par le désir commun de construire un futur pour notre passion, de transmettre nos traditions, de partager nos connaissances et de soutenir les jeunes toreros de demain, nous avons décidé que cet évènement devait être GRATUIT et Ouvert à Tous. Le bétail sera fourni par le ganadero landais Michel Agruna (Aire sur l’Adour).

Dorian Canton (de Asson, 16 ans) nous montrera toute sa technique et son pouvoir de dominer le bétail devant un utrero (âgé de plus de 3 ans). Ce sera une première pour lui puisqu’il est habituellement confronté à des novillos non piqués. Pour l’occasion, Laurent Langlois officiera en tant que picador.

Jean Larroquette (de Bescat, 13 ans) fera étalage de sa finesse et de sa « planta torera » devant un añojo (âgé de plus de 1 an).

Cette belle jeunesse prometteuse sera accompagnée du torero landais Mathieu Guillon ‘El Monteño’ qui tientera 2 vaches d’origine Santa Coloma. Cela sera un excellent entraînement pour lui, puisqu’il affrontera 15 jours plus tard les célèbres Victorino Martín à Mont de Marsan. Participeront également à la fête les autres élèves de Adour Afición, l’école Taurine de Richard Milian.

En soirée, nous avons décidé de clore la temporada Béarnaise par un grand repas, dans la célèbre et mythique salle de la Moutète, au goût du Béarn (Poule au Pot) et animé par des douceurs ibériques (guitariste et danseuses sévillanes). Les repas servis, pour 20€ et 10€ pour les – de 12 ans, financeront en partie le spectacle de l’après-midi.

Renseignements et réservations avant le 6 Septembre en envoyant un mail à torosypenas@gmail.com ou par téléphone au 06.77.81.72.37

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Adishatz Fandiño

Il nous a quittés très, trop rapidement. Il est parti en exerçant son métier, sa passion, sa drogue. Il a rejoint les trop nombreux toreros disparus précipitamment. Il était un matador de Toros, de Tous les Toros. Il s’est envoyé tous les ganaderías les plus dures: Cuadri, Adolfo Martín, Partido de Resina (Pablo Romero), Palha, Dolores Aguirre, Victorino Martín, Escolar Gil, Cebada Gago, La Quinta… Et c’est un Ibán qui a enlevé Iván.

Nous avions eu la chance de le découvrir à Orthez lors de cette grande corrida de Dolores Aguirre en 2010. Il n’était pas très connu alors, beaucoup l’avaient découvert pour la première fois. Il avait réalisé les plus beaux muletazos de la tarde avec beaucoup d’élégance, de classicisme, et surtout d’envie de montrer au public et aux professionnels présents qu’il allait falloir compter sur lui pour le futur. Il avait là aussi gouté au sable du Pesqué puisque le cinquième Aguirre ‘Langosto’ lui avait fait comprendre que le chemin serait long pour devenir une figura et que les toros seraient là pour lelui rappeler.

Il avait enfin réussi à devenir ce qu’il avait sûrement rêvé d’être, et avait accompli ce rêve de tout torero: faire péter le verrou de la Grande Porte de Madrid. Il a fait rêver les aficionados en s’enfermant à Madrid seul devant 6 TOROS 6 de ganaderías prestigieuses réputées dures en ce dimanche 29 Mars 2015 où l’illusion était tellement grande que pratiquement 1/3 voire la moitié de Las Ventas était française. Oui, car Iván avait déjà conquis la France et par ce geste les Français voulaient le voir triompher. Quelle attente!!! Trop grande peut-être, mais ce n’est pas grave, ce geste là restera gravé dans la mémoire des aficionados.

Monsieur Fandiño nous ne vous oublierons pas, reposez en paix, vous avez marqué l’histoire de la tauromachie! Dormez tranquilement. Les aficionados d’Espagne, du Pays Basque, de France, d’Aire sur Adour sont tristes, c’était votre destin, c’est la vie malheureusement, elle est parfois cruelle.

Adishatz Iván

Photographie : Laurent Larroque