Les ganaderías de la Journée Taurine 2019

La Mairie d’Orthez et la commission taurine d’Orthez ont rendu public le nom des élevages qui seront combattus cet été à Orthez. Il s’agit pour la novillada matinale des utreros de Pablo Mayoral d’origine surtout Santa Coloma. Pour la corrida, Orthez accueillera le fer légendaire de Tomás Prieto de la Cal qui conserve sur ses superbes terres de la Ruiza non loin de Huelva les descendants des toros du Duc de Veragua.

Le ganadero Tomás Prieto de la Cal


Toros en Orthez Dimanche 29 Juillet 2018

 

Toujours soucieuse de soutenir et de représenter du mieux possible une tradition taurine ancrée depuis longtemps dans notre « région des gaves » , notamment pour sa corrida qu’Orthez porte seule en Béarn, la commission taurine garde comme ambition dans le cadre de son dimanche des fêtes de la cité de proposer une journée complète « a los toros ».

Pour cela, et dans la continuité d’une politique taurine mise en place depuis de nombreuses années , l’organisation de ce jour relèvera encore et toujours d’une double intention :

  • Proposer une journée taurine originale dans son contenu (en se démarquant quelque peu des habituelles programmations et par son aspiration à faire découvrir des élevages ou toreros).
  • Présenter un lot sérieux de « toros » (base principale de la lidia) .

La journée taurine des fêtes d’Orthez aura lieu le dimanche 29 juillet et sera placée sous la forme espagnole d’une « competencia » , c’est-à-dire d’un « défi ganadero » qui sera en ce jour entièrement français , aussi bien pour sa novillada de la matinée que pour la corrida de l’après-midi. Parfois présent dans des plazas du Sud-Est taurin, le principe d’un « défi ganadero français » est pratiquement inédit dans notre Sud-Ouest. Le public de l’arène du Pesqué pourra ainsi comparer les produits de ces élevages de part les différentes origines, encastes , lignées et morphologies des novillos puis toros qui vont se succéder .

 

Communiqué de La Commission Taurine d’Orthez 

Adishatz Fandiño

Il nous a quittés très, trop rapidement. Il est parti en exerçant son métier, sa passion, sa drogue. Il a rejoint les trop nombreux toreros disparus précipitamment. Il était un matador de Toros, de Tous les Toros. Il s’est envoyé tous les ganaderías les plus dures: Cuadri, Adolfo Martín, Partido de Resina (Pablo Romero), Palha, Dolores Aguirre, Victorino Martín, Escolar Gil, Cebada Gago, La Quinta… Et c’est un Ibán qui a enlevé Iván.

Nous avions eu la chance de le découvrir à Orthez lors de cette grande corrida de Dolores Aguirre en 2010. Il n’était pas très connu alors, beaucoup l’avaient découvert pour la première fois. Il avait réalisé les plus beaux muletazos de la tarde avec beaucoup d’élégance, de classicisme, et surtout d’envie de montrer au public et aux professionnels présents qu’il allait falloir compter sur lui pour le futur. Il avait là aussi gouté au sable du Pesqué puisque le cinquième Aguirre ‘Langosto’ lui avait fait comprendre que le chemin serait long pour devenir une figura et que les toros seraient là pour lelui rappeler.

Il avait enfin réussi à devenir ce qu’il avait sûrement rêvé d’être, et avait accompli ce rêve de tout torero: faire péter le verrou de la Grande Porte de Madrid. Il a fait rêver les aficionados en s’enfermant à Madrid seul devant 6 TOROS 6 de ganaderías prestigieuses réputées dures en ce dimanche 29 Mars 2015 où l’illusion était tellement grande que pratiquement 1/3 voire la moitié de Las Ventas était française. Oui, car Iván avait déjà conquis la France et par ce geste les Français voulaient le voir triompher. Quelle attente!!! Trop grande peut-être, mais ce n’est pas grave, ce geste là restera gravé dans la mémoire des aficionados.

Monsieur Fandiño nous ne vous oublierons pas, reposez en paix, vous avez marqué l’histoire de la tauromachie! Dormez tranquilement. Les aficionados d’Espagne, du Pays Basque, de France, d’Aire sur Adour sont tristes, c’était votre destin, c’est la vie malheureusement, elle est parfois cruelle.

Adishatz Iván

Photographie : Laurent Larroque